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Soirée spéciale Charlot. - sujet de groupe

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ICI DEPUIS LE : 22/07/2014 MESSAGES : 61
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posté Lun 3 Nov - 17:18

ouverture des portes - dix neuf heure


Il est dix neufs heures, les portes du cent quatre viennent de s'ouvrir pour laisser entrer la foule. Il y a déjà beaucoup de monde. Les artistes ont déjà commencé leur prestations, chacun dans un coin. Tu ne sais pas trop par où allé, quoi regardé en premier. La salle de projection ou le buffet ? Tu hésites ? Tu as toute la soirée devant toi. Une demoiselle habillée d'un costume noir et blanc se présente à toi et te tend une brochure. Le programme de la soirée. Il n'y a plus qu'à le lire :

≈ 19h00 - 19h30 Lancement de la soirée tout en douceur. Les invités ont une demie heure pour découvrir l'endroit s'ils ne le connaissent pas, passer un peu de temps au buffet ou bien s'installer dans un transat pour observer ce qu'il se passe autour. La cafétéria sera accessible toute la soirée

≈ 19h30 Le discours du maire se déroulera dans la grande salle au rez de chaussée.

≈ 19h45 - 21h00 puis 22h00 - 00h30 Les courts métrages sont lancés, il est possible de se rendre dans la salle de projection prévue à cet effet, au premier étage, suivre le fléchage.

≈ tout au long de la soirée Vous pourrez vous balader dans l'établissement pour voir la troupe de théâtre jouer quelques courts métrages réadapter à leur sauce, au rez de chaussée. Les mîmes et imitation se promèneront un peu partout. Vous pourrez également vous rendre à l'accueil pour faire vos dons au centre, dons qui serviront à produire les petits artistes.

≈ 00h30 - 04h00 Pour les plus courageux, les jeunes qui ont besoin de bouger, de faire un peu la fête. C'est à cette heure ci que ça commence. Un dj est prévu spécialement pour l'événements, de l'époque de Charlot à nos jours, il y aura de la musique pour tous les goûts.


Informations supplémentaire : Seul le premier verre est offert, les suivants coûteront 4€, peu importe la boisson choisie. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

HORPS RP : Vous n'êtes pas obligés de participer au sujet de groupe, il s'agit du déroulement de la soirée. Mais bien sûr c'est mieux si vous postez. Il est tout de même possible de faire des sujets privés dans le sous forum, précisez tout de même dans le titre qu'il s'agit d'un sujet en rapport avec l'événement.
+ Privilégiez les réponses courtes
+ Il n'y a pas d'ordre de passage.
+ Mettez en valeur la personne à qui vous parlez, pour qu'on comprenne plus facilement.

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posté Lun 3 Nov - 21:43

Venir à cette soirée c'était bien la dernière chose que t'avais prévue pour ce soir. Mais Emily a insisté pour que tu viennes avec elle. Elle a fortement insisté, et t'as fini par accepter. Parce que c'est Emily. Vous aviez rendez vous à l'entrée. Et t'es en avance, pourquoi t'es venu en avance. Tu fourres tes mains dans les poches de ton jean noir, parce qu'en plus il fallait être habillé en noir et blanc. Heureusement pour elle, ça te dérange moins, ça. Enfin bref t'es planté là comme un couillon à côté de la porte. L'hotesse d'accueil qui te sourit pour t'encourager à entrer. Tu lui rend son sourire. « J'attends quelqu'un. » Tu t'adosses au mur et observes les gens entrer, jugeant certain du regard. Mais tu reste silencieux. Et tu attends. Elle ne devrait pas trop tarder, de toute façon tu n'es pas pressé d'entrer.

Tu fermes les yeux un instant, te retenant de sortir ton paquet de clope qui trône dans la poche arrière droite de ton fameux jean. Un nouveau soupire et tu laisse tes paupières s'ouvrir à nouveau avant de poser ton regard sur une silhouette qui ne t'est pas inconnue. Emily est arrivée. Tu te redresses alors, gardant tes mains dans tes poches. Et tu lui adresses un sourire. « J'ai failli attendre. » Un reproche ? Non pas vraiment, juste de la taquinerie. Parce que c'est toi. T'es comme ça des fois, ouais.

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posté Jeu 6 Nov - 22:39

Charlie Chaplin hein ? c'est pas le maire qui manque d'idée pour ces événements. Habillé simplement pour l'occasion, je pense pas y rester des heures de toute façon. A peine devant l'entrée qu'une jeune femme se dirige vers moi. Son costard blanc et noir faisant deja référence à l'homme de la soirée. Un bienvenue, une brochure et un sourire puis elle repart continuer son boulot. « Merci ». Je soupire de désespoir. Mais qu'est ce que je fou ici ?! Ah oui.. Les cours. Merci m'sieur le professeur pour ce putain de dossier a rendre sur le cent quatre. Bien sur, avec ce projet du maire, celui ci avait été fermé pendant une semaine, et le seul moyen de rendre ce putain de dossier, c'était d'être présent a cet événement. Mais, bon, ça va. Je suis calme. Je risque pas de m'ennuyer, du moins, c'était ce que j'essayais de me faire entrer dans la tête tout en lisant la brochure. La seule partie qui simple sympa, c'est le DJ prévu à minuit. D'ici là, y'a juste approximativement cinq heures à glander. Cette nuit s'annonce longue, très longue..

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posté Ven 7 Nov - 23:18

Emily était vraiment impatiente de cette soirée. Elle s'était habillée rapidement, une jupe noir et un t-shirt large blanc, afin d'être en raccord avec le thème imposé avant de quitter son appartement. Elle avait toujours été passionnée par le cinéma classique, les films en noirs et blanc, le muet ;elle utilisait énormément de référence de cette époque dans ses créations artistiques pour des publicités qu'ils avaient à rendre comme devoirs. La jeune femme prit le métro et ses correspondances avant de descendre à la station pour se rendre au cent quatre. Elle consulta son téléphone, il était un peu plus de 19h déjà et elle avait réussit à convaincre Wang, enfin Eloan, décidément il allait falloir qu'elle s'habitue, de l'accompagner.

Arrivée à l'entrée, elle repéra direct Eloan et s'avança vers lui. Lui adressant une remarque avec un sourire, la jeune fille posa ses mains sur ses hanches. « Au moins t'as eu le temps de penser à moi ! » dit-elle avant de rire. « Aller viens ! » Elle lui attrapa machinalement la main sans réfléchir pour le traîner à l'intérieur. Une hôtesse arriva droit sur eux avec le programme de la soirée qu'Emily prit avant de la remercier. Lâchant la main du jeune homme, elle consulta rapidement les pages avant de lui montrer un passage. « Là ! Il va y avoir un premier court-métrage qui va être diffusé ! On va le voir, hein ? » Elle regarda de nouveau le brochure, plongée dedans. « Il y a une soirée avec dj à partir de 00h30 aussi. » Les soirées comme ça, c'était pas trop sa tasse de thé, mais si Eloan voulait y aller, elle l'accompagnerait pour le remercier de l'avoir accompagnée pour la première partie de la soirée. Mais avant les court-métrages, discours du maire. Elle attrapa de nouveau la main d'Eloan pour l'amener dans la salle qui accueillerait le maire dans quelques minutes.

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posté Dim 9 Nov - 1:29

Au moins t'as eut le temps de penser à elle. Ouais, si ça peut lui faire plaisir. Bien que ça ne soit pas totalement faux non plus. « Quelle répartie. » T'aime bien, ouais. Elle vaut mieux que n'importe quelle blonde qui aurait été capable de s'énerver, ou bien de s'excuser, tout dépend du style quoi. Mais non, Emily sait cerner ton humeur, elle n'est pas la seule, mais elle a toujours été la première à le faire. Tu la suis alors, tu n'as pas trop le choix, elle te tient la main. au fond, ça te dérange pas tant que ça, c'est pas la première fois. tu jettes un oeil au programme par dessus son épaule. Ouais, t'as eut la flemme d'en prendre un pour toi. Il n'y a pas grand chose qui t'intéresse là dedans. Mis à part, peut être, la fin de la soirée avec le DJ, et encore. tout dépend du DJ. Tu relèves les yeux du programme pour regarder Emily qui te montre un passage du programme. Un court-métrage. Trop génial. Ouais, ça c'est ce qui te passe par la tête, mais ce qui sort de tes lèvres c'est plutôt « Oui, si tu veux. » Tu souris en te redressant. « Mh, on verra à ce moment, d'ici là on a le temps. » Si elle a pas envie d'y aller, vous irez pas. Vous rentrerez plus tôt chez vous, c'est tout. Emily attrape ta main pour avancer encore. Alors que tu la suis, tu l'arrêtes doucement en voyant Cameron juste là, à regarder sa brochure. Tu souris à Emily pour lui faire comprendre que ça ne prendra pas plus de deux secondes. Tu fais signe à Cameron avant de prendre la parole. « Salut. T'es solo ? Viens avec nous, si tu veux. » Bizarrement tu devine que cette soirée l'enchante autant que toi.

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posté Dim 9 Nov - 2:41

ON ACTUAL PEOPLE  ▬ SHOW IT TO ME IN SLOW-MOTION





Cigarette écrasée à la volée dans le cendrier de fortune, comme si déjà la violence empressée, insouciante du geste, ne suffisait pas pour une pauvre tasse-souvenir - ramenée de force d'une quelconque boutique kitsch d'un illustre coin de rue. Inconnu. Bouché. Le gris pour rajouter une nouvelle couche de poussière, le blanc pour disparaître, se faire petit, petit, petit, tête basse, soumis. Si les plateaux à mégots pouvaient parler, leur masochisme n'aurait pas à être remis en doute. En attendant, qu'ils se taisent, on en demande pas plus de leur part. Sur le rebord du bar, sa solitude le rend vulnérable, exposé. Il n'y a en lui pourtant rien d'intéressant, pas suffisamment pour attirer un œil, un coup, un blasphème.
Elle devrait arrêter de fumer, quand même. Un jour peut-être, elle répète. Un jour. Parce que sa santé, faire des trucs sains, des trucs bio, des trucs de bobo angoissé, militant, pour la grande cause, c'est pas son trip. Du tout. Tant qu'elle ne se pose pas de question, c'est que ça ne la gêne pas. Si ça ne la gêne pas, elle ne voit pas pourquoi il faudrait changer la routine.
Elle n'a pas peur de mourir, tout le monde crève, à une date ou à une autre. C'est pas un cancer qui viendra fracasser des lois préétablies. Alors pour le moment, voilà, elle continue de griller clope sur clope, même si ce n'est pas un automatisme ni une passion du quotidien.Ca sert à rien d'abuser des bonnes choses non plus. Elles en perdraient leur goût dégueulasse et ça serait teeeellement dommage.

Oui, hein.
Dommage, damage, intérêt.
Quel ravissant collier.

Les journées étaient de complexes putes, cela dit: prendre son pied un instant, en ressortir exténué au suivant. Elle avait peint, elle avait flâné, elle n'avait rien fichu de très concret. Elle avait profité du temps comme s'il avait été un synonyme d'éternité. Son cerveau était à présent en veille, voilé d'un brouillard cotonneux et n'espérait rien pour le lever. Qui choisit la couleur de l'air, de toute manière? Miss Météo ou Dieu? Non pas qu'elle s'en foute. Mais. Ca ne modifie toujours pas ce qu'elle en pensait, pense, pensera, à tous les temps, toutes les personnes, elle pourrait faire la conjugaison toute entière parce que la semaine est monotone, parce que les heures se ressemble et qu'en fin de vie, on gardera de chaque matin-midi-soir la pareille saveur pour chaque répétition, et on dira qu'on a eu froid au levé et que la suite s'est déroulée.
S'il y a avoir pour moindre expectative un peu de sensation, on comptait le tout à la seconde, pas plus pour que ça soit trop, pas moins pour que ça ne soit pas assez. Et de musées en toiles, on en perdait le coup de main.

Aujourd'hui aussi, pour ceux qui s'interrogeraient.
Divagations.

"- Oui bonjour, je suis absente pour le moment mais vous pouvez dire ce que vous avez à dire, même si vous n'avez rien à dire; et puis j'aviserai."

Glisse pas portable, glisse pas. J'ai encore besoin de toi.
Mais pas dans ma robe, pas dans mon soutien-gorge, pas dans mon collant. Sage portable, sage. Tiens-toi tranquille, courage, accroche-toi à mon oreille, deux minutes, le temps que je termine ce putain de coup de fil. Oui j'ai la possibilité de raccrocher, elle est pas là, ça sert à rien. Non je ne raccrocherai pas, j'aime le son du *bip* sonore à la fin, et le message du serveur que je connais par cœur. Ca m'illusionne, je suis une fighter qui va au bout des choses, comme ça, spécialement pour les choses inutiles.
Alors glisse pas portable, glisse pas.

- T'as vraiment un accueil de mouton, Ana. Change-le et mets un jingle kitsch à la place.

Ana ne viendra pas, Ana n'aime pas sortir, Ana fait un peu comme tout le monde, avec ses soirées café-buvette. Ana est folle sous le soleil et même sous les nuages. Des gens sont comme ça: ils ont peur de la nuit qui tombe et de la pénombre qui descend, à la manière des caresses avares où on se sent surpuissant. Surpuissantes. Peste que soient les genres.
Ca valait la peine d'essayer. Un petit essai rituel pour se trouver porte close, il n'y a rien de plus amusant.


Sur la table de chevet, l'exemplaire coupable du A Nous Paris toise narquoisement. Il a réussi son coup de nouveau, elle va s'enivrer, se perdre dans un réseau de poils, de sueur, de vêtements mal repassés. Comme souvent, en fait. Parce que les objets ont souvent raison d'elle. C'est con. Mais c'est de la bonne connerie, alors ça va.
C'était un encart, dans un "magazine pourri trouvé sur le siège du métro", comme les snobs décrivent la presse qui traîne gratuitement, proposée à tous. C'était sa référence sur ce qui se passe là, tout le temps, dans cette capitale où il y en a pour tous les goûts; riches, pauvres, aisés, jeunes, vieux, entre-les-deux, cadres, fonctionnaires, vacataires, étudiants, sans-emplois, râleurs, baba-cools, blasés, excités, Pakistanais, Indien, Ricain, Australiens, Congolais, banals citadins un peu plus pâles et emportés par la foule... Enfin voilà, elle en dessinait un patron, après, et elle se fondait dedans, comme le sucre dans le café chaud, bouillant, dangereusement alléchant. Et ce morceau de papier ridicule avait fait son aguicheur, quelque part entre une pub de parfum indécente et un article sur le salon du chocolat.

Elle aimait le vieux cinéma à la manière d'un vice, avec l'ardeur de vouloir terminer l'âme vidée.

Dans un mouvement de corolle en polyester cotonné, les talons claquent le battant.


*

Noir et blanc, blanc et noir, café au lait, que j'aime ta - ... Stop.

Devant l'entrée déjà, la foule commence à s'amasser, à s'agglutiner, un brouhaha règne, rendant à l'endroit un joyeux air de machine à café au bureau. La rue qui monte, la rue qui descend, la rue serpente, qui abrite le centre, le bâtiment. Un Cent-Quatre en effervescence, plus efficace qu'une Aspirine qui se dissolve dans un verre d'eau. Certains trépignent, d'autres grommellent. Elle, allume son portable, vérifie l'heure, vérifie ses dents, vérifie son chapeau. C'est Carnaval. Carnavalet. Un savant mix des deux. Ils s'en vont tous à cheval vers le passé. Elle pleurerait presque pour la seule beauté de cette image Pas sûr que quiconque d'autre y accorde une pensée. Regrettable. Regrets mis sur la table. Le cerveau roule, les organisateurs circulent. Bientôt on ouvrira la porte, bientôt ils se déverseront  à l'intérieur, comme si on vomissait en actionnant le processus inverse. C'est trivial, c'est sans sens, ça lui correspond, l'agrée. Tant mieux, car rien ne va continuellement se plier à sa volonté seule.

Perdue dans le rivage version 101 dalmatiens, c'est avec un rictus private joke qu'elle accueille l'ouverture. Ding dong, mesdames et messieurs, je vous invite à rentrer... Par ici s'il vous plaît, allez-y. Le trottoir, le carrelage. Il y a un écho gigantesque où se répercutent le froissement des feuillets distribués, les pas sous les souliers chics, les chuchotements, les exclamations, les commentaires, les silences entre deux mots, deux respirations. Les gens sont fous, fous et obscènes, l'image a quelque chose de cocasse, grossier. Populaire. Emportée par la marée humaine, on lui remet un tract en papier recyclé - à moins qu'on ait encore abattu un arbre tout neuf tout frais pour ce maigre imprimé - où sont notés deux ou trois informations, conventionnellement, pour mieux retenir en otage une petite centaine ou plus de personnes venues en quête de divertissement - il ne faudrait pas terminer la fête trop rapidement, s'entend. Le descriptif des activités, les invités, la mairie de tel arrondissement, non de Paris, non de... Bref, on s'en fout; et puis une jolie image tirée avec économie d'encre, avec ce pâle ruban évoquant une pellicule, typique pour ce style de soirée. Tout a été fait dans l'ordre, tout est pris en charge, il n'y a pas vraiment de quoi s'inquiéter. Le tract qui lui parle, c'est plutôt ceux que tient la gosse là-bas, mise en retrait. Désespérément, elle s'efforce de refiler des plans du lieu à tous ceux qui entrent. On ne sait jamais, histoire qu'il y ait des touristes venus pour la première fois, piégés par hasard par la queue longue visible de l'extérieur. Pour savoir où sont les toilettes, aussi. Et le vestiaire. Ils ont installé un vestiaire, pour l'occasion, oui. Un vestiaire commun. A perdre ses affaires dans un sas trop foireux.

Son manteau lui colle à la peau, il ne fait pas spécialement chaud, il fait... Une température correcte pour peu qu'on accepte de se défaire de sa veste. Phaenomene s'en débarrasse rapidement et, monnayant deux piécettes, est libre de parader dans son tailleur Sandro aussi noir que ses escarpins cut-out sont hauts. Ca demande un peu de temps pour reprendre correctement son équilibre. Juste assez pour balayer curieusement la brochure. Ca évoque ci, ça, une projection, un buffet à côté, un peu de musique. D'autres machins écrits en tout petits caractères. Elle va tout écumer, voilà, comme ça ça sera fait. Eplucher les patates, ça se fait de bout en bout. Quand on est invité, on finit son assiette. Et puis par flemme aussi, un peu, parce que ça caille comme pas possible dehors, que là il y a du monde, qu'elle se sentira moins isolée que dans son appartement qui sonne creux.

Fourmillant sous le plafond si grand et si large, si élevé et si épuré, c'est un melting-pot de participants qui trottine, odeurs incluses ou non incluse, je sais pas, ça dépend du point de vue. Tout dépend de tout. On se la joue deep deep baby la phrase profonde pleine de philo, qui veut rien dire. Probablement. Il y a. Des mecs et des filles de son âge. Avec un ou deux standards de tirage de tronche, élégants, mesurés, presque puissant. Y'en a d'autres aussi, indescriptibles, avec la peau que le regard rend acide, parce que le regard est capable de tout, c'est un magicien métamorphe. Et eux, eux ils sont des mages en la matière. Ils disparaissent ou ressortent, on peut pas choisir, c'est trop dur, qui a inventer le principe du renoncement alors que c'est même pas un truc important? Et puis ceux qui ont leur séquence nostalgie, les ancêtres comme on dit dans le jargon. Il y a quelques enfants. Quelques marmots qu'on dégommerait bien à coups de caries, de besoins dans la couche, de mensonges qui les feront flipper pour quelques années. Ca crie, hurle, court, le Cent-Quatre pullule de sons. Grand public de fond en comble. Elle aimait et détestait ça et profitait de son smartphone pour enregistrer quelques clichés marqueurs de vies, de vie, parce que l'occasion est trop belle, la perche est tendue, c'est un zoo pour l'étude de l'être humain.  On offrirait aux pinceaux une vie collée à ses mains et le vide de l'espace serait palpable, une peinture folle déjà aurait éclaté, explosant tant en couleurs et en nuance que l'on en aurait jusqu'à plus soif. On imaginait sans effort un mur d'artifices, un feu, une marmite bouillonnante; elle sentait avec la force de l'instantanéité les multiples tableaux qui s'ouvraient à elle. Trempe par-ci, rince par là. A quoi tu ressembles, à rien, mais c'est pas grave, t'en fais pas, c'est ton droit de ressembler à rien. Ici on se grime pour la fête, tu vois bien? Tous arborent leur plus beau masque mondain, roucoulent, bande de pigeons, elle aussi dans le lot, va donc, tu ne t'y égareras pas, c'est juré.

Juré quoi ?
On ne cherche pas à aller à Poudlard, sauter les piliers se révèle contre-productif. On fait quoi alors, hein, dis-moi?

Phaenomene, va jouer les éponges, ma jolie. Phaenomene, singe bien, tu te ramollis, tu fonds, tu fonds fonds fonds, tu dégoulines, tiens, ton mouchoir, ça bave un peu.

Un groupe de jeunes faisait bloc, hagard, entre l'entrée et le j'ai-passé-l'entrée-zone. Leur manège a le mérite d'intriguer, partouze partouze radar partouze, non. Titillant l'amusement, titillant la pitié, les deux cordes balancent, les deux mesures s'alternent. Deux garçons qui tirent la tronche autour d'une seule gazelle? Oh mademoiselle, qu'avez-vous fait là? Planplan. Look at the plan. Look at the map. Il se passe quoi exactement.

Mais l'altruisme pour tendre la main, c'est pas trop son truc. Elle a sa bulle, son monde, on explose rien, on touche à rien.

Je les connais pas et alors?

Se contenter d'un mitraillement de photos.

Oups, j'ai oublié d'enlever le flash.

HRP:
 


R  O  T  T  E  N

What did fairy tales tell you about villains and life ?
Just in case, you know, it'd be where reality lies.

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ICI DEPUIS LE : 06/11/2014 MESSAGES : 102 ≈ ÂGE : 22
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posté Dim 9 Nov - 12:30

Cette soirée, elle se devait d'y aller. Elle était prête et son frère la toisait du regard. Avec qui allait elle y aller, c'était sa plus grand inquiétude. Avec les gens de sa classe, enfin, ils se retrouvaient là bas, alors oui, il y aurait surement Timéo. Et rien que d'y penser, elle ne savait pas comment réagir. Comme d'habitude. Elle était dans la voiture, avec son chauffeur, parce que son père avait insisté. Elle était arrivée, rapidement. Un message pour prévenir sa meilleure amie qu'elle l'attendrait dedans. Et elle entra dans ce lieu qu'elle n'avait en fait jamais visité. La jeune femme aux cheveux roses dans un monde de noir et blanc. Elle faisait presque tâche. Elle leva les yeux, observant le décor la salle, tout ce qui avait été mis en place. Un programme à la main. Et la jeune femme en bouscula une autre. Parce qu'elle n'avait pas fait attention. Elle baissa rapidement les yeux et se mordit la lèvre. « Pardon ! Je ne vous ai pas vu.. Excusez moi.. J'ai du gâcher votre photo. » L'étudiante en littérature observa cette femme aux cheveux courts (Phaenomene) et espérait qu'elle n'allait pas trop s'énerver.

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ICI DEPUIS LE : 21/10/2014 MESSAGES : 119 ≈ ÂGE : 24
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posté Dim 9 Nov - 20:02

Je retire mon nez de la brochure, et la fourre maladroitement dans la poche arrière de mon jean. J'avais retenu le plus important et une fois les données recueillies pour le dossier, je pourrais peut-être profiter un peu et m'amuser. Pourquoi pas se bourrer la gueule ?  Je souriais à moi-même. Ça semble un bon compromis. Je me frottais les mains, histoire de me donner du courage. Je fis quelques pas dans la foule et y jeta un coup d’œil. Mon regard croisa toutes sorte de nationalités, jusqu'à ce que je m'arrête sur un visage qui m'est familier. J'écarquille légèrement les yeux ; Eloan ! J'ai soudain envie de rire. Le voir ici était bien la dernière chose que j'avais imaginé. Lui aussi vient de me remarquer. Il sourit à une jeune femme, qui se trouve à ses côtés. Ils ont l'air proche. Eloan me fait signe et je m'approche de lui et son amie (Emily). «  Hey ! Ouais. Merci, c'est sympa. » Lui aussi n'a pas l'air ravi d'être ici. Je suppose qu'il le fait pour son amie, ou petite-amie. J'arrive pas à discerner le lien qui les unit. Je lui souris gentiment. « Enchanté de faire ta connaissance. Cameron. ».



« Au fond du gouffre, je suis à bout de souffle »

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ICI DEPUIS LE : 01/09/2014 MESSAGES : 48 ≈ ÂGE : 28
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posté Dim 9 Nov - 21:52

Eh ouais, sa répartie était magnifique, elle le savait. Elle s'était entraînée ! Et en parlant d'entraîner, la voilà qui venait d'attraper la main d'Eloan pour l'emmener à l'intérieur du cent quatre. Une fois la brochure dans la main, Emily la regarda de long en large afin de choisir ce qui pourrait être intéressant à faire en premier. Les courts-métrages attirèrent directement son regard. Voilà là où ils iraient une fois le discours du maire fait ! Elle indiqua ses plans au jeune homme, lui faisant part par la même occasion de la soirée avec DJ prévu en dernière partie. Elle hocha la tête « Oui, si t'es trop fatigué, on rentrera. » dit-elle avec un sourire amusé avant de lui prendre la main de nouveau, l'entraînant dans la grande salle, prête à recevoir le maire. Mais elle fut stoppée par Eloan qui s'arrêta, il semblerait qu'il ait reconnu quelqu'un. Tournant la tête, elle regarda le jeune homme qu'il saluait avant que son regard ne dévia sur une touffe de cheveux rose qui passait derrière et son attention fut un court instant happé par cette vision de couleur. Elle regarda de nouveau Eloan et Cameron donc, vu qu'il venait de se présenter. Elle lui fit un grand sourire, sincère. « Ravie aussi ! Je suis Emily. » Et curieuse comme elle l'était, elle n'hésita pas. « Tu es un ami d'Eloan ? Vous êtes dans la même faculté ? » Elle faillit rajouter depuis combien de temps se connaissaient-ils, pour chopper des infos, mais ça aurait fait trop inquisitrice. Et d'ailleurs le discours du maire semblait commencer vu qu'il venait de prendre place sur l'estrade.

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posté Dim 9 Nov - 22:47

Pas trop fatigué. Comme si toi t'allais être fatigué. Elle te sous estime ou quoi. Tu te contente de sourire en coin, pourquoi répondre ? Vous avancez et tu l'arrête. Deux minutes. Il te faut deux minutes pour saluer Cameron. Il a l'air surpris de voir ta tête. Ouais, ça ne t'étonne pas trop. Tu lui proposes de rester avec vous, vu comme la soirée s'annonce, c'est pas un rendez vous galant de toute façon. Il trouve l'idée cool, tant mieux. Puis il pose son regard sur Emily, perdu, peut être. Et toi, toi tu souris intérieurement. Ils se présente l'un a l'autre et tu ne dis rien pour le moment. Jusqu'à ce qu'elle pose des questions. C'est une habitude avec elle. Tu la regardes. « On s'est rencontré au jardin des tuileries. » Rien d’extraordinaire donc. Tu tournes le regard vers la touffe rose bonbon non loin de vous. Tu portes ensuite ton attention sur la scène. « Je crois que ça va commencé, si on veut pas rester debout, vaut mieux qu'on trouve une place maintenant. » Tu t'avance alors doucement, sans les oublier, pour trouver un endroit où vous poser.

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ICI DEPUIS LE : 21/10/2014 MESSAGES : 119 ≈ ÂGE : 24
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posté Jeu 13 Nov - 12:15

Emily. Elle s'appelait donc Emily. Elle enchaina directement sur quelques questions sur son partenaire ; Eloan. J'allais lui répondre, mais ce dernier me coupa dans mon élan. Une réponse nette et précise. Rien de plus, rien de moins. Non, juste une réponse qui ne répondait pas clairement à ses questions, mais qui l’empêcherait surement  d'en poser à nouveau sur ce sujet. A croire qu'il ne voulais pas qu'on découvre des choses à propos de lui. Cachait-il quelque chose ? Mon regard fut happé par une touffe rose bonbon, passant non loin de nous. Je la suivis du regard jusqu'à ne plus la voir. Cette femme faisait tâche dans ce décor d'ancien temps où tout le monde portait soit du noir, soit du blanc, ou bien même les deux. Je suivis mes deux compagnons pour aller dans la salle, afin d’assister au discours du maire. Suite à la remarque d'Eloan, Emily et moi-même le suivons pour s’asseoir. Nous trouvons trois places assez proche de l'estrade. La maire va commencer.



« Au fond du gouffre, je suis à bout de souffle »

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posté Sam 15 Nov - 22:56

Il avait fallu qu'il t'y traîne. Non seulement toi, mais aussi ta fille qui n'avait pas l'air si enchantée. Il avait insister, il t'avait forcer la main. Un peu. Beaucoup. Forcément, oui. Les apparences avant tout. Que diraient ses confrères s'il venait à se pointer seul, là-bas, à cette fameuse soirée ? Quelle question se poseraient-ils ? Il ne veux pas de ça. Si rien ne va plus entre toi et lui, personne ne doit savoir. Pas même votre fille. Alors il te traîne partout où il va, il fait comme si tu était sa parfaite épouse, comme si tout allait pour le mieux, comme si votre vie était un rêve. Toi ? Tu es fatiguée de tout ça, mais tu ne veux pas éveiller ses soupçons alors tu ne changes rien. Tu te soumets, tu te prépares, tu te maquilles, tu t'habilles le plus élégamment possible et tu sors. Tu le suis.

Depuis ton arrivée, tu t'ennuies. Ta coupe à la main, tu restes près du buffet, l'écoutes lui discuter avec ses collègues. Tu ne te mêles pas de leur conversation, c'est une conversation de médecin et tu ne l'es pas, même si tu comprends tout ce qui se dit, tu sais qu'il te le reprocherait. A un moment donné il te fait bouger, changer d'endroit. Le maire va commencer son discours. Ce sera sûrement assommant mais visiblement lui, ça l'intéresse. Il à même forcer votre fille à vous rejoindre, elle qui finalement avait trouver comme occupation l'exploration du bâtiment est revenue près de toi, elle boude et ne te rends même pas le sourire que tu lui adresses.

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posté Dim 16 Nov - 10:52

Léana s'excuse encore auprès de la jeune femme avant de se diriger vers l'intérieur, il paraît que le maire va commencer son discours dans pas longtemps, ses camarades de classes ne sont pas encore arrivés. Elle ne sait pas trop quoi faire alors elle avance tranquillement. Elle soupire, c'est assez ennuyeux, un discours de Maire, mais bon. En attendant, elle n'a que ça a faire. Ils se sont promis de faire le reste ensemble. Une moue sur les lèvres Léana suit la foule qui se dirige dans la salle. Une famille devant elle, la fille n'a pas l'air ravi. Léa lèves les yeux et remarque sa mère (Hazel) sourire, elle non. Elle ne sourit pas. Il lui arrive parfois, d'observer les gens qui l'entourent, non pas par mauvaise attention, mais parce que certains la fascinent. Elle s'amuses à montrer des histoires dans sa tête, et parfois elles s'avèrent vraies. Par exemple là.. elle imagine que la fille ne veut pas aller à ce discours, mais qu'elle n'a pas le choix. Cependant sa mère tente d'adoucir l'atmosphère ? Peut être. Elle ne sait pas. Elle se tait pour le moment, de toute façon, elle n'a rien à dire, à personne. C'est presque à croire qu'elle n'a pas d'amis.




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posté Dim 16 Nov - 14:54


Photobomb.

Ou la dignité enfantine réservée aux grands. Un truc à la mode chez ces stars et ces paillettes-pâquerettes du showbusiness. Une sorte de chaîne, qu'on transforme en meme, une imitation imagée du téléphone arabe. Photobomb. Enfin, celui-ci avait presque une valeur artistique, pour peu qu'on s'y appesantisse comme il faut. Son potentiel pouvait être révélé, elle en était à peu près certaine, à 98.8% certaine. Sur l'écran au nombre de pixels tout à fait exponentiel, on aurait pu imaginer qu'une quelconque personnalité divine se serait invitée, passée dans un coup de vent pour détacher dans la lumière une ombre vivace, fluide, violente, contrastant avec le décor net dessiné dans le fond. Une bourrasque que l'on aurait malencontreusement tenté de figer - ce qui n'était en fait pas une description erronée de la réalité.
Une bourrasque rose et presque déboussolée.
Elle s'excuse, s'excuse, s'excuse. Et disparaît, le temps de deux battements de cils. Le temps que Phaenomene réagisse.

Putain, ce que tu es lente.

Elle crisse un peu des dents, secoue la tête, passe sa paume sur la figure - en prenant grand soin de ne pas balayer le maquillage - avant de remettre l'appareil dans sa poche. Les clichés pourront attendre, c'est vrai que ce soir, c'est fête. Qui a idée de se coller derrière une bête et froide technologie quand la chaleur incompréhensible du commun des mortels évolue tout autour? D'un mouvement de tête, son regard pourchasse les têtes qui défilent comme un flux incessant, un essaim d'abeille dans la ruche. Une tignasse rose bonbon, comme les barbes à papa des parcs d'attractions ou dans les manifestations... Au milieu du paysage noir et blanc d'un chic morose, elle épluche le moindre soubresaut de couleur. Elle trouvera bien, elle en est persuadée. On ne verra qu'elle.
Enfin, une volute candide se détache, plus loin, dans la file des gens bien sages qui attendent une annonce pour un discours planplan comme pas deux. Pas ce qui l'intéresse le plus.

D'un pas déterminé, Phaenomene rejoint cette tache vive et joyeuse. Un peu moins que sa propriétaire, visiblement. Se glissant entre une petite famille sans enthousiasme [Hazel]. On l'appellerait Miss Sans-Gêne qu'elle n'en serait pas surprise.

Le souffle court, elle se permet de prendre appui deux secondes sur son épaule [Léana], ou de la lui tapoter, du moins.

- Excuse-moi... Excusez-moi ? Oh, je sais pas. Pour tout à l'heure... Je n'ai vraiment aucune manière, enfin... Je voulais simplement vous dire que ce n'était pas grave. Vraiment pas grave. Vraiment, VRAIMENT pas grave. L'effet est même superbe.


Qu'est-ce qu'elle raconte, hein...

- Des séances de modèle photos, ça vous dirait? Vous m'intéressez et m'inspirez assez. Sûrement pas que moi, en fait.

Elle parle fort, trop fort. Trop vite aussi, tiens. En se pinçant l'arrête du nez, l'artiste grimace. Les gens allaient encore activer le mode "murmures" sur la machine des bruits de fond.


R  O  T  T  E  N

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posté Dim 16 Nov - 20:48

Il fut un temps où ce genre soirée aurait pu t'amuser. Au début de ton mariage, peut-être, quand tu pensais encore que la vie était plutôt sympa avec toi. Mais c'était il y à longtemps, bien longtemps. Aujourd'hui, avec lui tu t'ennuies et d'ailleurs en y réfléchissant bien tu sais parfaitement que ça à toujours été le cas. Il n'a jamais su te faire vibrer, te faire te sentir bien ou même te faire te sentir vraiment femme. Désormais quand lui se sent à sa place, toi non, comme en ce moment. C'est là que tu te rends compte que ta fille te ressemble vraiment. Elle n'a pas répondu à ton sourire ? Et alors ? Tu ne lui en tiendras pas rigueur parce que tu la comprends. Elle aurait sans doute préférer rester dans sa chambre ce soir, devant son ordinateur peut-être, ou dans son lit son casque sur les oreilles. Elle à son smartphone à main, elle envoie des textos et toi tu te contentes de la regarder, tu n'écoutes même pas le Maire qui à commencer son discours. Tu imagines bien le genre de messages qu'elle peut envoyer. « J'ai été traînée de force à cette soirée miteuse. » ; « C'est affreux, je pense qu'à rentrer. » Pourtant tu ne dis rien. Tu ne veux pas prendre le risque de déclencher une nouvelle guerre en rentrant ce soir. Une minute passe, et puis une autre, encore une, elles te paraissent des heures. Tu n'en peux déjà plus et alors que tu as l'impression de t'endormir perchée sur tes talons, ta fille lève les yeux vers toi. « J'ai faim... » Tu te doutes bien que ce n'est pas la vérité, pourtant tu lui adresses quand même un signe afin qu'elle puisse s'échapper. Elle est ravie, visiblement et ne se fait pas prier pour se faufiler à travers la foule, pour sortir de cette salle étouffante en frollant cette jeune femme qui à bien failli te bousculer quelques minutes auparavant. [Phaenomene] D'ailleurs, alors que tu regardes la chair de ta chair s'éloigner, ton regard se pose sur cette jeune femme, et puis sur celle qui lui fait face [Léana]. Elle est bien visible, avec sa chevelure rosée, tu te dis que tu n'oserais jamais porter une couleur si voyante et pourtant, tu la trouve jolie. Au milieu de la foule, elle ressort, elle brille et tu te dis que tu aimerais parfois être un peu plus comme elle.

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posté Dim 16 Nov - 22:43

C'était la première fois qu'elle rencontrait un ami d'Eloan. Alors forcément elle était curieuse et elle posa quelques questions, pensant soutirer quelques informations à Cameron, mais au final c'est Eloan qui répondit. Une simple rencontre dans le jardin des Tuileries hein ? Bon elle ne devait pas s'attendre à avoir d'autres réponses que ça. Elle hocha simplement la tête avant de regarder l'ensemble de la salle, suivant finalement Eloan qui proposait d'aller s'asseoir s'ils ne voulaient pas rester debout. Ils s'installèrent à des places près de l'estrade. S'asseyant, elle jeta un coup d'oeil à Eloan avant de se pencher légèrement pour lui murmurer : « Faudra que tu me fasse rencontrer d'autres amis à toi, je serais ravie de leur parler. » Elle se réinstalla et jeta un coup d'oeil autour d'eux, la salle se remplissait de plus en plus, plus aucune chaise n'était libre. Finalement le maire venait de monter sur l'estrade. Le discours commençait. Ce n'était pas la partie qui intéressait le plus Emily, mais elle écouta néanmoins, feuilletant distraitement le programme par la même occasion.

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posté Mar 18 Nov - 22:59

Tu ne donnes pas plus d'information que ça à Emily. Parce qu'au fond il n'y en a pas tant que ça à donner. C'est vrai que ça ne fait pas si longtemps que ça que Cameron et toi, vous traînez ensemble. Alors, c'est tout ce que tu as à lui dire. Un simple rencontre au jardin des Tuileries. Vous allez finalement vous asseoir pas loin de l'estrade. Tu t'assoie et tu lève les yeux vers l'estrade, ce discours c'est pas ce qui te passionne le plus, comme tout le reste d'ailleurs, mais tu fais un effort, pour elle. Tu baisse les yeux sur Emily lorsqu'elle te parle. Tu esquisse un sourire. « Ce ne sont pas que des gens biens.. tu risques d'avoir peur. » C'est la vérité à quatre vingt quinze pour cent. Mais bon, tu sais qu'elle va insister alors tu rajoutes. « Mais si tu y tiens. »  Le discours commence, tu te tais. Et tu attends, que ça soit finit. Parce que c'est ennuyeux.

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posté Mar 18 Nov - 23:19

fin du discours - 19h45


Il est dix neuf heure quarante cinq. Le maire vient de terminer son discours d'ouverture. La soirée peut commence. Nous rappelons qu'il y a un buffet à votre dispositions. Les courts métrages sont lancés, allez y. Faites un tour, faites vivre le cent quatre en l'honneur de notre Charlot. Voici un petit rappelle du programme, pour ceux qui l'auraient perdu en cours de route :

≈ 19h45 - 21h00 puis 22h00 - 00h30 Les courts métrages sont lancés, il est possible de se rendre dans la salle de projection prévue à cet effet, au premier étage, suivre le fléchage.

≈ tout au long de la soirée Vous pourrez vous balader dans l'établissement pour voir la troupe de théâtre jouer quelques courts métrages réadapter à leur sauce, au rez de chaussée. Les mîmes et imitation se promèneront un peu partout. Vous pourrez également vous rendre à l'accueil pour faire vos dons au centre, dons qui serviront à produire les petits artistes.

≈ 00h30 - 04h00 Pour les plus courageux, les jeunes qui ont besoin de bouger, de faire un peu la fête. C'est à cette heure ci que ça commence. Un dj est prévu spécialement pour l'événements, de l'époque de Charlot à nos jours, il y aura de la musique pour tous les goûts.


Informations supplémentaire : Seul le premier verre est offert, les suivants coûteront 4€, peu importe la boisson choisie. La vente d'alcool aux mineurs est interdite.

HORPS RP : Vous n'êtes pas obligés de participer au sujet de groupe, il s'agit du déroulement de la soirée. Mais bien sûr c'est mieux si vous postez. Il est tout de même possible de faire des sujets privés dans le sous forum, précisez tout de même dans le titre qu'il s'agit d'un sujet en rapport avec l'événement.
+ Privilégiez les réponses courtes
+ Il n'y a pas d'ordre de passage.
+ Mettez en valeur la personne à qui vous parlez, pour qu'on comprenne plus facilement.

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posté Mar 18 Nov - 23:38

Elle est sage elle fait la file. Perdue dans ses pensées elle ne se rend pas compte qu'on vient vers elle. elle sort de ses pensées en sentant une main se poser sur son épaule, ou la tapoter du moins. Léana lève les yeux et reconnaît la photographe de tout à l'heure. Elle lui sourit doucement et écoute ses mots. Ses mots qui l'amusent, en quelque sorte. elle semble un peu.. perdue ? Elle cherche ses mots. La jeune femme ne dit rien. Elle est rassurée que ça n'ait pas de grave conséquence, le fait d'avoir gâcher sa photo. Léana écarquille les yeux, cependant. Comment ? Elle ? Model photo. Elle ne sait pas. Elle ne sait quoi dire. Léana reste bouche bée un instant. « Euh je.. » Que dire. Elle est flattée, touchée. Quand son frère va savoir ça. Il pourra être fier d'elle tient, pour une fois. Pour une fois qu'elle ne se fait pas aborder par des gens qu'il jugerait louche. Et il en serait capable. Léana finit pas hocher la tête. Elle finit pas répondre clairement. « Si vous voulez, ça me ferait plaisir. » Elle sourit, encore. Léana tourne le regard, le discours du maire est déjà terminé, c'était rapide. Tant mieux , en un sens ça ne devait pas être trop intéressant. Mais elle est interrogée dessus. Ohw..




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posté Jeu 18 Déc - 13:00

Elle détestait être en retard. Pourtant Siobhàn n'y était pour rien. Elle avait été prête à temps. Elle portait une jolie robe à fleur, s'était maquillée avec soin, de même pour la coiffure. Tout ça pour un mari qui n'était pas arrivé. Son frère avait refuser de venir, bien sur. Il était restée enfermé dans sa chambre. Pendant qu'elle attendait qu'Ethan apparaisse. Elle aurait déjà dû partir depuis une demi-heure quand il lui avait envoyé un sms. Il disait la rejoindre sur place, coincé au boulot. Elle avait alors pris la voiture seule. Elle était entrée dans la salle au moment où le maire finissait son discours. Elle regarda autour d'elle, tentant de trouvée un visage connue. Difficile, elle connaissait si peu de monde ici après tout. Elle crut reconnaître quelques connaissance de son mari, mais était bien incapable de se souvenir de leurs noms. Elle préférait donc ne pas aller vers eux. Finalement un éclair rose attira son attention. Bien sur Léana était là. Son soutien lors de la plupart des soirées. Avec un léger sourire, elle dirigea vers son amie, serrant sa petite pochette perlée contre elle. Elle discutait avec une jeune femme asiatique aux cheveux court. En arrivant, elle posa sa main sur le bras de Léa. « Ce que que je suis contente de te voir. J'avais peur d'être seule. » Elle se tourna ensuite vers l'autre jeune femme. « Bonsoir. » Lui dit-elle en lui tendant la main. « Je suis Siobhàn. » Elle ne pouvait empêcher son accent irlandais de percé dans sa voix quand elle prononçait son prénom.


    Cause everyone wants someone. That's one cliché that's true. But since you I want no one unless that someone's you. It looks like you, feels like you, smiles like you. I want someone just like you, true and through. I'm forever blue cause there's no one else like.

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